Aujourd’hui, le caractère écologique est la première motivation à l’achat d’un véhicule électrique devant l’aspect économique (Baromètre Energies Argus Mars 2017). Pourtant, il suscite de nombreux débats. Si l’équation n’est pas encore parfaite, les études confirmant l’intérêt écologique du véhicule électrique, à court et long terme, ne manquent pas.

Les voitures électriques : un remède anti-pollution ?

Les voitures électriques n’émettent pas de CO2 lorsqu’elles roulent, ce qui permet de réduire l’impact des déplacements sur la qualité de l’air. C’est une des raisons pour lesquelles l’Etat incite à l’acquisition de véhicules électriques.

Le point qui fait débat concerne plus l’analyse du cycle de vie du véhicule électrique, de sa production jusqu’à sa fin de vie. L’ONG ICCT (International Council on Clean Transport) a publié récemment une nouvelle étude comparant les émissions de CO2 des voitures thermiques et électriques : les résultats sont sans appel en faveur du véhicule électrique. Même si on ne peut pas dire que le véhicule électrique a un bilan carbone neutre, l’impact des voitures électriques est déjà bien moindre que celui des véhicules thermiques et grâce aux recherches et à l’implication de chaque utilisateur, elles pourront devenir des véhicules de plus en plus propres.

De plus, des recherches sont en cours pour essayer de réduire l’impact de la fabrication des voitures électriques sur l’environnement, et plus particulièrement sur la production des batteries en lithium-ion. L’étude « Le véhicule électrique dans la transition écologique » publiée par la Fondation pour la Nature et l’Homme et la European Climate Foundation met en évidence que les véhicules électriques sont déjà 2 fois moins polluants que les véhicules thermiques. Cette étude prend en compte la phase d’usage, de fabrication et de production des véhicules, mais aussi les bénéfices que l’on peut tirer du recyclage des batteries.

Un autre point essentiel est le rendement de l’électricité et de l’essence. Lorsque l’on consomme un litre d’essence, seulement 35% du gazole sert à faire fonctionner le moteur, le reste ne réalise qu’une perte de chaleur. Avec les véhicules électriques, c’est 80 à 90% de l’énergie qui est utilisée afin de faire rouler le véhicule.

Enfin, les batteries des véhicules électriques auront bientôt une seconde vie grâce au recyclage. Elles pourront notamment être utilisées afin de stocker de l’énergie et de la rediriger pour combler les besoins en énergie pendant les pics de demande via le développement du vehicle-to-grid et des solutions de pilotage intelligent de la recharge.

Un rôle essentiel dans la transition énergétique

Si le véhicule électrique fait l’objet de tant d’incitations financières, c’est avant tout parce qu’il fait partie des moyens d’atteindre la neutralité carbone à laquelle de nombreux Etats se sont engagés par l’Accord de Paris (COP21), mais aussi car il participe au processus de transition énergétique.

Ceci a notamment été confirmé par l’étude de la Fondation pour la Nature et l’Homme, déjà citée plus haut, qui a réalisé une analyse prospective du cycle de vie du véhicule électrique : le véhicule électrique a déjà une contribution au changement climatique 2 à 3 fois inférieure à celle d’un équivalent thermique. Ce bilan sera d’autant plus positif que la proportion d’énergies renouvelables dans le mix énergétique français sera grande. Afin de soutenir la filière des énergies renouvelables, Zeplug souscrit uniquement des abonnements où l’électricité est garantie 100% d’origine renouvelable. Cela  signifie que l’équivalent de l’électricité consommée pour la recharge de votre véhicule sera réinjecté dans le réseau sous forme d’électricité issue des énergies renouvelables. Par ailleurs, les possibilités de stockage offertes par le véhicule électrique favoriseront aussi l’intégration des énergies renouvelables au réseau.

Avec le véhicule électrique, le silence est roi !

De plus, les véhicules électriques n’aident pas seulement à lutter contre la pollution de l’air dans les villes, mais aussi contre le bruit. A Oslo, capitale norvégienne où plus d’une voiture neuve sur cinq est électrique, on peut être agréablement surpris par l’absence de bruit venant des voitures. Mais l’absence de bruit est-elle bénéfique pour notre santé et notre bien-être de même que la limitation des émissions de CO2 ?

Selon l’étude du Commissariat général au développement durable, Analyse des coûts bénéfices des véhicules électriques, publiée en juillet 2017, pour 54% des Français, les nuisances sonores liées aux transports sont les plus gênantes. Les nuisances sonores n’ont pas qu’un impact sur notre appareil auditif, à de hautes doses, cela peut aussi créer du stress, perturber le fonctionnement de notre organisme ou même causer des vertiges ou des nausées, … La directive 2002/49/CE a pour but de prévenir et de réduire les effets des nuisances sonores sur la santé des citoyens exposés à ces bruits, notamment dus aux transports en commun. La voiture électrique s’inscrit comme un moyen de réduire ces nuisances puisque qu’à une vitesse de 30km/h ou moins, la nuisance sonore est absolument nulle. Pour des vitesses plus élevées entre 40 et 50km/h, la nuisance sonore est réduite de moitié comparée aux véhicules thermiques !

 

Les véhicules électriques permettent donc à la fois une amélioration immédiate du quotidien dans les centres-villes en réduisant l’impact de nos déplacements sur la qualité de l’air et en réduisant les nuisances sonores mais ils s’inscrivent également dans une stratégie de long terme pour préserver notre planète.