Avant d’acheter une voiture, nous prenons en compte certaines données telles que le coût d’achat de la voiture, son autonomie, les réparations à prévoir, le prix du carburant, de l’assurance, la location d’une batterie ou encore le prix d’installation d’une borne de recharge.  On peut rapidement se demander quel type de véhicules s’avérera le moins cher : thermique ou électrique ? Selon une étude d’Auto Moto en partenariat avec l’Institut Harris Interactive, c’est une réflexion qui concernerait 80% des Français qui seront amenés à changer de voiture dans les 5 prochaines années.

Coût du carburant > coût de l’électricité

Ce n’est un secret pour personne, le coût du carburant est plus élevé que celui de l’électricité. En moyenne, la recharge à domicile d’une voiture électrique coûte 3 à 4 fois moins cher que les pleins de carburants pour un véhicule thermique. Sur une moyenne annuelle de 15 000 kilomètres parcourus, on peut déjà réaliser des économies notables sur les prix de recharge.

Consommation moyenne Prix à l’unité Kilométrage annuel Coût au km Coût annuel
Essence 6 litres/100 km 1,45 €/litre 15 000 0,09 €/km 1 305 €
Diesel 6 litres/100 km 1,35 €/litre 15 000 0,08 €/km 1 215 €
Electrique 15-18 kWh/100 km 0,15 €/kWh 15 000 0,02-0,03 €/km 338-405 €

En revanche, la recharge sur la voie publique peut coûter jusqu’à 4 fois plus cher que la recharge à domicile, soit l’équivalent des frais engagés pour un véhicule thermique. C’est pourquoi nous vous recommandons vivement d’installer un point de recharge chez vous si vous en avez la possibilité et de réserver la recharge sur la voie publique à la recharge d’appoint.

Qui dit voiture dit frais d’entretien ?

Avec un véhicule électrique, vous pouvez oublier nombre de ces frais, incontournables avec une voiture thermique. Un moteur thermique comporte de nombreuses pièces mobiles sujettes à l’usure et au remplacement, ce qui n’est pas le cas du véhicule électrique. Plus besoin de réaliser de vidanges avec un moteur électrique. On peut aussi oublier les problèmes liés à la boîte de vitesses, à l’embrayage, au filtre à air ou encore à la courroie de distribution pour n’en citer que quelques-uns.

Le spécialiste de la gestion de flottes Fatec a comparé les coûts d’entretien et d’usage entre une voiture électrique et une voiture thermique sur une durée de 3 ans. Il a pu établir que le coût d’entretien des véhicules électriques est quatre fois moins élevé. De plus, avec la généralisation du véhicule électrique, le coût d’usage et de possession tend à diminuer grâce aux économies d’échelles réalisées.

Au niveau des assurances, les véhicules électriques étant sujets à moins d’incidents, il est également possible de réaliser des économies.

Un coût d’achat qui tend à diminuer !

Les voitures électriques sont actuellement plus chères à l’achat que les véhicules thermiques. Cependant, des subventions à l’achat ont été mises en place pour réduire cet écart. Ainsi, pour l’achat d’un véhicule électrique neuf, il est possible de bénéficier d’un bonus écologique de 6000 € et d’une prime de 2500 € supplémentaires pour le remplacement d’un véhicule diesel immatriculé avant 2001 ou d’un véhicule essence immatriculé avant 1997. Néanmoins, dès le 1er janvier 2020, le bonus varie en fonction du prix d’achat du véhicule : 6000€ pour l’achat d’un véhicule coûtant moins de 45 000 €, 3000€ pour un véhicule coûtant entre 45 000 € et 60 000 €, et pas de bonus pour un véhicule de plus de 60 000 €. Ces subventions ont été mises en place pour rendre les véhicules électriques plus accessibles, mais lorsque les économies d’échelles le permettront, de nombreuses études tendent à montrer que ce coût va diminuer pour passer, à terme, en dessous du coût d’un véhicule thermique. Une étude publiée en avril 2019 par Bloomberg NEF estime que ce « point de croisement » approche : les prix d’achat d’un véhicule électrique et d’un véhicule thermique seront similaires dès 2022.

Le prix d’achat d’un véhicule électrique est intimement lié à celui de la batterie. Or, ce dernier tend à diminuer drastiquement avec le progrès technologique : il a diminué de 80% depuis 2010, passant de 1000 à 200 $/kWh aujourd’hui, et il pourrait même passer sous la barre symbolique des 100$/kWh d’ici 2025 selon le cabinet AlixPartners. Si en 2015 le principal poste de coûts était la batterie, avec plus de 50% du coût de fabrication du véhicule, aujourd’hui il représente seulement un tiers du prix d’achat. Ces économies seront directement répercutées sur le coût du véhicule électrique.

En complément de l’achat du véhicule, il faut ajouter les frais liés à l’installation d’une borne de recharge au domicile. Mais ici aussi, l’Etat accorde des subventions pour permettre aux véhicules électriques de se démocratiser : aide ADVENIR de 50% sur le coût total, crédit d’impôt de 30% et TVA à taux réduit de 5,5%. De plus, certains constructeurs intègrent une subvention à l’achat sur la borne.

Si le véhicule électrique reste encore plus onéreux à l’achat, la faiblesse des coûts d’usage en fait tout de même une option économiquement intéressante dans la plupart des cas, sachant que plus on roule, plus les économies seront conséquentes !